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Auteur De La Tribune Depardieu

Auteur De La Tribune Depardieu : Jacques Weber, l’un des signataires de la chronique controversée de soutien à Gérard Depardieu, a désormais rétracté son soutien. La tribune, publiée dans le Figaro le 25 décembre, a suscité des critiques pour avoir prétendument minimisé les graves allégations de viol et d’agression sexuelle contre Depardieu. Weber affirme qu’il a signé la chronique à la hâte en signe d’amitié sans avoir lu entièrement le texte.

Auteur De La Tribune Depardieu
Auteur De La Tribune Depardieu

Dans une tribune publiée sur Mediapart, il regrette d’avoir oublié le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent de situations inacceptables. Weber reconnaît que sa signature était, par essence, une autre forme de complicité, et il souligne l’importance de permettre à la vérité d’éclater au grand jour. Dans sa chronique, Weber admet franchement sa culpabilité pour avoir accepté un comportement désormais jugé inacceptable sur les plateaux de cinéma et de théâtre.

Il souligne la nécessité de reconnaître les graves allégations portées contre Depardieu malgré l’amour et l’admiration des amis, de la famille et de la communauté du cinéma. Cette rétractation publique de Weber s’ajoute à la liste croissante des signataires qui font marche arrière sur la déclaration controversée de soutien à Depardieu. La controverse autour de la chronique s’étend au-delà des rétractations individuelles. Pierre Richard, un autre signataire, a présenté des excuses publiques via ses réseaux sociaux.

Richard a exprimé des remords d’avoir signé le texte sans comprendre le mouvement idéologique associé à l’auteur Yannis Ezziadi, étroitement lié à l’extrême droite. Richard précise que le texte ne reflète pas son soutien à toutes les victimes d’agression sexuelle et il regrette profondément toute blessure causée par son implication. De même, Carole Bouquet et Nadine Trintignant ont pris leurs distances, exprimant leur malaise en apprenant les appartenances politiques d’Ezziadi.

Malgré les rétractations, certains signataires continuent de défendre Gérard Depardieu. La controverse met en évidence la complexité entourant les personnalités publiques accusées de crimes graves et l’importance d’une attention particulière lorsqu’elles apportent leur soutien. Cela souligne également la nécessité de faire preuve de transparence et de sensibilité lorsqu’on aborde de telles questions, en particulier compte tenu du contexte social plus large et des mouvements associés aux personnes impliquées.

La récente tribune de soutien à Gérard Depardieu a suscité une vague de réactions de la part des signataires, révélant la complexité de leurs positions. Si certains restent inébranlables, d’autres expriment leur malaise et leurs regrets face à l’association avec l’auteur controversé du texte, Yannis Ezziadi. Notamment, les acteurs Yvan Attal et Gérard Darmon font preuve de plus de retenue dans leurs réponses.

SignatairePosition
Jacques WeberSe rétracte après avoir signé la tribune en soutien à Gérard Depardieu. Regrette d’avoir oublié les victimes.
Pierre RichardFait son “mea culpa”, admettant avoir signé sans connaître les affiliations idéologiques de l’auteur de la tribune. Regrette de ne pas avoir reflété son soutien aux victimes d’agressions sexuelles.
Carole BouquetExprime son malaise en apprenant que l’auteur de la tribune, Yannis Ezziadi, est proche de l’extrême droite. Se distancie de ses idées et valeurs.
Nadine TrintignantDéclare être profondément mal à l’aise en apprenant l’affiliation politique de Yannis Ezziadi. Ne remet pas en question le contenu de la tribune mais s’excuse auprès de ceux qu’elle aurait pu choquer.
Yvan AttalExprime un certain malaise sans renier complètement sa position.
Gérard DarmonCorrige son soutien initial, dénonçant le lynchage mais soulignant qu’il ne faut pas empêcher la vérité de surgir. Exprime sa crainte face à la vindicte populaire.
Josée DayanN’a pas retiré sa signature “pour le moment” au nom de la présomption d’innocence, mais exprime des regrets quant à son association avec l’initiateur de la tribune.
Charles BerlingAnnonce lutter quotidiennement contre les idées d’extrême droite de l’auteur de la tribune.
Auteur De La Tribune Depardieu

Yvan Attal, dans un entretien sur BFMTV, a reconnu ressentir un malaise, indiquant une position nuancée. En revanche, Gérard Darmon, s’exprimant sur RTL, a souligné la nécessité de “corriger” ses initiales. Il a rejeté l’idée selon laquelle critiquer Depardieu équivalait à attaquer l’art, affirmant qu’un tel argument était sans fondement. Darmon a exprimé une inquiétude plus large concernant le dénigrement incessant des individus, condamnant le comportement de ceux qui, au sens figuré, « jettent un homme à terre ».

Le nœud de la tension réside dans la paternité de la chronique. Yannis Ezziadi, connu pour avoir tenté de réhabiliter l’écrivain Gabriel Matzneff accusé de viols sur mineurs, a un profil qui divise. Carole Bouquet et l’ex-agent Dominique Besnehard ont regretté de ne pas avoir fait de recherches approfondies sur le parcours d’Ezziadi avant de signer. Bouquet a notamment fait part de son profond mal-être, prenant ses distances avec les idées et les valeurs du polémiste du magazine Causeur.

La controverse s’approfondit à mesure que des révélations sur les associations passées d’Ezziadi sont révélées. Sa tentative de réhabiliter Matzneff suscite des inquiétudes quant à la compatibilité de ses vues avec celles des signataires. Le débat va au-delà du soutien à Depardieu et approfondit les implications plus larges du soutien à un auteur aux affiliations controversées.

La réalisatrice Josée Dayan, sans retirer pour l’instant sa signature au nom de la présomption d’innocence, a exprimé ses regrets d’être associée à l’initiateur de la plateforme. Elle ignorait ses engagements politiques et soulignait la nécessité de transparence dans de telles collaborations. L’acteur Charles Berling a fait écho à des sentiments similaires, affirmant qu’il luttait contre les idées d’extrême droite défendues par l’auteur du texte.

Alors que les conséquences se poursuivent, la controverse souligne l’importance d’une recherche approfondie et de la transparence dans l’approbation des déclarations publiques. La nature complexe du débat souligne la nécessité pour les signataires d’être pleinement conscients des antécédents et des affiliations des auteurs qu’ils soutiennent, en particulier lorsqu’ils abordent des questions sensibles telles que les allégations d’agression sexuelle.


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