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Isogamie Contraire

Isogamie Contraire : L’isogamie est une forme de fécondation impliquant des gamètes ayant la même morphologie, de sorte qu’ils ne peuvent pas être classés comme mâle ou femelle, mais comme gamète + et gamète – (polarités complémentaires ou polarités opposées + et –). On trouve l’isogamie chez divers organismes unicellulaires, tels que les bactéries (conjugaison bactérienne), mais aussi chez les champignons et les algues. Son antonyme est l’anisogamie.

Isogamie Contraire
Isogamie Contraire

La reproduction sexuée des organismes isogames nécessite des partenaires génétiquement différents. Plus la reproduction sexuée est fréquente, plus le nombre de variants génétiques est important. C’est notamment le cas de Schizophyllum commune, qui possède 23 000 variants génétiques agissant comme autant de sexes.

En revanche, la plupart des espèces isogames n’ont que deux genres, car elles se reproduisent rarement sexuellement (par exemple, la levure Saccharomyces cerevisiae ne se reproduit sexuellement que tous les 5 000 générations). La ciliée Tetrahymena thermophila, qui se reproduit sexuellement environ tous les 100 générations, possède sept sexes différents.

Il semble probable que la reproduction sexuée ait émergé sous la forme d’une reproduction isogame. Aujourd’hui, l’isogamie est un phénomène rare, même parmi les organismes unicellulaires. L’évolution vers l’anisogamie semble avoir été le résultat d’une sélection disruptive. Ce type de sélection favorise les extrêmes d’un trait et élimine progressivement la valeur moyenne.

Botanique :

En botanique, on parle d’isogamie lorsque les gamètes mâles et femelles ont une taille identique ; cela peut être associé à la planogamie, ce qui indique que les gamètes mâles et femelles sont flagellés et mobiles, comme dans le cas de l’algue verte Ulva lactuca.

L’hétérogamie, ou anisogamie, est l’existence dans la même espèce de deux gamètes morphologiquement différents, avec une fécondation dans laquelle les gamètes sont morphologiquement différents, comme le spermatozoïde mâle l’est de l’ovule femelle.

La spécimen est alors dite hétérogame (comme la plupart des mammifères par exemple) ; les autres modes de reproduction sont l’isogamie (l’opposé de l’hétérogamie) et l’oogamie.

Isogamie Contraire

Type de FécondationIsogamie
Organismes concernésAlgues clobyacées (algues vertes) et champignons
Conditions d’IsogamiePrésente chez les algues chlorophytes et les champignons Anisogamie fonctionnelle dans certaines algues, comme Spyrogira sp. Nécessite parfois des fragments de souches différentes mais compatibles
Réaction aux Conditions DéfavorablesLes cellules algales végétatives agissent comme des gamètes Fusion des gamètes de polarité opposée pour former une zygospore de résistance La zygospore germe par méiose en 4 nouveaux individus
ExempleCycle de vie de l’algue unicellulaire Chlamydomonas
Isogamie Contraire

Comparaison de l’isogamie et de l’hétérogamie :

L’hétérogamie des gamètes des algues fucus montre un gamète femelle nettement plus grand que le gamète mâle, qui est minuscule en comparaison. En revanche, dans le cas de l’isogamie, comme dans l’algue Cladophora, les deux gamètes sont identiques.

Dans la majorité des organismes se reproduisant sexuellement, les gamètes sont de deux types morphologiquement distincts. Une telle condition est appelée condition d’anisogamie ou d’hétérogamie. Le plus petit gamète est le gamète mâle et est appelé anthérozoïde ou spermatozoïde. Le plus grand gamète est le gamète femelle et est appelé ovule ou œuf. La séparation a lieu pendant la gamétogenèse.

Isogamie représente le type de fécondation le plus primitif, présent chez les algues clobyacées (algues vertes) et les champignons. Dans les algues chlorophytes (avec chlorophylle), il existe effectivement une isogamie, mais seulement l’un des gamètes formés par l’un des noyaux haploïdes de l’algue se déplace vers l’autre, bien que ce dernier ait également la capacité de se déplacer. Dans ce cas, bien que l’isogamie se produise, il est plus prudent et correct de parler d’anisogamie fonctionnelle, comme c’est le cas avec les algues Chlorophyceae du genre Spyrogira sp., les spyrogires.

Parfois, lorsque les gamètes proviennent de la même cellule, ils ne peuvent pas se joindre. Pour que l’union ait lieu, il est nécessaire que des fragments provenant de deux souches différentes mais compatibles existent, par exemple certaines algues, dont Ulva ulva. Compte tenu de la similitude des gamètes impliqués dans l’isogamie, il n’est pas possible de les considérer comme mâle et femelle, car ils sont totalement égaux. Ils sont simplement décrits comme positifs ou négatifs (polarité) pour la reproduction.

Dans des conditions environnementales défavorables, les cellules algales végétatives assument une fonction de gamète. Les gamètes de polarité opposée fusionnent pour former une forme de résistance du zygote, appelée zygospore, qui germe par méiose en 4 nouveaux individus. Un exemple de cette isogamie se trouve dans le cycle de vie de l’algue unicellulaire Chlamydomonas.


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