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Jugement irrévocable dans l’affaire Taha Bouhafs

Jugement irrévocable dans l’affaire Taha Bouhafs: L’activiste-journaliste Taha Bouhafs a vu son appel rejeté par la Cour de cassation à Paris le 19 décembre 2023. “Je ne baisserai pas les yeux. Je ne m’écraserai pas. Je mènerai cette bataille jusqu’au bout.” C’est avec ces mots que l’activiste-journaliste Taha Bouhafs a annoncé son appel à la Cour de cassation, après avoir été condamné en appel pour injure publique à caractère raciste à l’encontre de Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police SGP Police Force Ouvrière.

Jugement irrévocable dans l’affaire Taha Bouhafs
Jugement irrévocable dans l’affaire Taha Bouhafs

La plus haute instance judiciaire a rendu son jugement le 19 décembre 2023 et a confirmé la condamnation. Les faits remontent à juin 2020. Interrogée par Franceinfo, Linda Kebbab déclare que l’activiste antiraciste Assa Traoré “a utilisé la mort de George Floyd pour défendre sa propre cause”. Suite à cette interview, Taha Bouhafs tweete alors contre la déléguée syndicale de l’ADS, pour “Arabe de service”.

Une déclaration que la Cour de cassation a jugée méprisante envers [Linda Kebbab], définie uniquement par son origine présumée et désignée par un terme offensant, de sorte que, constituant une insulte, elle a dépassé les limites admissibles de la liberté d’expression. Taha Bouhafs devra verser 2 500 euros à Linda Kebbab.

Une décision saluée sur X (ex-Twitter) par l’officier de police et le syndicat dont elle est la secrétaire nationale. “Les mensonges éhontés ne lui auront pas permis de se disculper de ses commentaires ignobles, ils sont et resteront en effet “racistes””, exprime le syndicat.

Suite au verdict, Mme Kebbab a réagi sur X, déclarant : “La Cour de cassation a rejeté l’appel de Taha Bouhafs. Il est condamné ad vitam pour injure raciste. Lors des audiences, il a dit mensonge sur mensonge pour couvrir son ignominie. Des mensonges que seuls ses idolâtres croient. Les juges n’ont pas été convaincus.”

Bouhafs a répondu : “Je me fiche de ce que pense une poignée de juges blancs, bourgeois, qui n’ont jamais vécu le racisme de leur vie et qui ne comprennent même pas ce que cela signifie.”

Le 19 décembre 2023, la Cour de cassation de Paris a rejeté l’appel de l’activiste-journaliste Taha Bouhafs, confirmant ainsi sa condamnation pour insulte raciste envers Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police SGP Police Force Ouvrière.

NomTaha Bouhafs
Date de naissanceNon disponible
Lieu de naissanceNon disponible
ProfessionJournaliste activiste
CondamnationCondamné pour insulte raciste envers Linda Kebbab
AppelAppel rejeté par la Cour de cassation le 19 décembre 2023
PeineAmende de 1 500 euros en première instance, réduite à une amende avec sursis de 1 000 euros en appel
Réaction de Linda KebbabLa Cour de cassation a rejeté l’appel de Taha Bouhafs, le condamnant “ad vitam pour injure raciste”.
Réaction de Taha Bouhafs“Je me fiche de ce que pense une poignée de juges blancs, bourgeois, qui n’ont jamais vécu le racisme de leur vie et qui ne comprennent même pas ce que cela signifie.”
Jugement irrévocable dans l’affaire Taha Bouhafs

Le tweet incriminé, qualifié de “terme outrageant” par la Cour de cassation, était jugé “méprisant” envers Linda Kebbab, la définissant “uniquement par son origine présumée et désignée par un terme offensant”, et “dépassant les limites admissibles de la liberté d’expression”, selon le jugement.

Face à ce verdict, Linda Kebbab a réagi sur X, déclarant que la Cour de cassation avait rejeté l’appel de Taha Bouhafs, le condamnant “ad vitam pour injure raciste”. Elle a souligné que pendant les audiences, il avait enchaîné mensonge après mensonge pour dissimuler son ignominie, des mensonges que seuls ses idolâtres croyaient, les juges n’ayant pas été convaincus.

La réponse de Taha Bouhafs ne s’est pas fait attendre, affirmant sur le même réseau social : “Je me fiche de ce que pense une poignée de juges blancs, bourgeois, qui n’ont jamais vécu le racisme de leur vie et qui ne comprennent même pas ce que cela signifie.”

Ce verdict conclut une longue saga judiciaire, débutant avec une condamnation en première instance à une amende de 1 500 euros en septembre 2021 pour injure publique à caractère raciste. En octobre 2022, la Cour d’appel de Paris a confirmé cette condamnation, réduisant toutefois la peine à une amende avec sursis de 1 000 euros.

La Cour de cassation a maintenant clos ce chapitre récemment, soulignant dans son jugement l’aspect “méprisant” du tweet de Taha Bouhafs envers la syndicaliste de police, la décrivant “uniquement par son origine présumée et désignée par un terme insultant”, et indiquant que la publication du jeune homme “dépassait les limites admissibles de la liberté d’expression”.


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