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Manon Belgique Deces Pre Eclampsie

Manon Belgique Deces Pre Eclampsie : Le 30 décembre 2023, Manon Kupiec, une Nordiste enceinte de sept mois, est décédée de la pré-éclampsie en Belgique. Une maladie courante qui se manifeste pendant la grossesse et touche 40 000 femmes par an en France. La pré-éclampsie, une pathologie de la grossesse caractérisée par l’augmentation de la pression artérielle à partir du milieu du deuxième trimestre et la présence de protéines dans l’urine, a pris la vie de Manon Kupiec.

Manon Belgique Deces Pre Eclampsie
Manon Belgique Deces Pre Eclampsie

Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), cette maladie affecte 40 000 femmes en France chaque année (environ 5% des grossesses) et entraîne une vingtaine de décès en moyenne. Selon l’établissement public, la pré-éclampsie est la deuxième cause de décès maternel en France, “après les hémorragies lors de l’accouchement”.

La pré-éclampsie se caractérise par deux symptômes principaux : une augmentation de la pression artérielle à partir du milieu du deuxième trimestre et la présence de protéines dans l’urine, ce qui ne devrait normalement pas être le cas. Dès le diagnostic de la pré-éclampsie, la femme enceinte est hospitalisée, indique le site Ameli.fr de l’Assurance Maladie.

Les symptômes de la pré-éclampsie peuvent varier en gravité. Des manifestations cliniques peuvent apparaître si la pré-éclampsie est sévère, notamment des maux de tête, des troubles visuels, des acouphènes, des douleurs abdominales et des nausées, une diminution de la quantité d’urine, un œdème et une prise de poids rapide.

Les services d’urgence n’ont malheureusement rien pu faire ni pour réanimer la mère ni pour sauver les deux petites filles, prénommées Alba et Aria. Deux jours seulement avant son décès, Manon avait passé un bilan à l’hôpital, mais aucun signe de pré-éclampsie n’avait été détecté, même après des analyses de sang et d’urine.

Depuis la tragédie, Jency est retourné vivre chez ses parents avec son fils de deux ans, Marlon. Il affirme ne pas pouvoir rester dans la maison où sa femme est décédée. “Tout me rappelle d’elle. Je ne peux vraiment pas m’imaginer dormir dans le lit où je l’ai trouvée.” Quant à leur fils, il ne “se rend pas encore compte”, révèle le jeune père. Il demande des nouvelles de sa mère, sachant qu’elle ne reviendra pas.

Manon Belgique Décès Pré-Éclampsie

InformationDétail
Date du décès30 décembre 2023
Cause du décèsPré-éclampsie
Prévalence de la pré-éclampsie en France40 000 cas par an (environ 5% des grossesses)
Facteurs de risqueAntécédents de pré-éclampsie, maladie auto-immune, hypertension chronique, maladie rénale, diabète, etc.
SymptômesHypertension artérielle, présence de protéines dans l’urine, maux de tête, troubles visuels, acouphènes, douleurs abdominales, nausées, etc.
ComplicationsPeut entraîner la mort de la mère et/ou de l’enfant
Prise en charge médicaleHospitalisation dès le diagnostic, traitement pour minimiser les risques
Prévalence mondiale3 à 7% des femmes enceintes, 25% des cas se développent postpartum
Manon Belgique Deces Pre Eclampsie

La pré-éclampsie, qui combine une pression artérielle élevée et la présence de protéines dans l’urine, affecte environ 2 à 8% des femmes enceintes dans le monde. Dans certains cas, elle peut entraîner la mort, avec plus de 50 000 décès maternels par an et indirectement plus d’un million de décès fœtaux ou périnatals dans le monde, détaille l’Institut Pasteur.

La pré-éclampsie, à l’origine du décès de Manon Kupiec en Belgique le 30 décembre 2023, résulte d’un dysfonctionnement du placenta, responsable des échanges entre le fœtus et la mère ainsi que de la régulation hormonale de la grossesse, à partir de la vingtième semaine après la disparition des règles. Ce défaut de placentation est lié à une mauvaise vascularisation du placenta, explique Ameli.fr, car la croissance du futur bébé nécessite un flux sanguin considérable pendant la deuxième moitié de la grossesse.

La note d’Inserm indique que la pré-éclampsie est multifactorielle, mais que l’hérédité semble contribuer jusqu’à 50% à l’apparition de la maladie. Plusieurs facteurs de risque sont répertoriés, tels qu’un antécédent de pré-éclampsie, une maladie auto-immune, une hypertension artérielle chronique, une maladie rénale, le diabète, etc. La maladie survient principalement (70 à 75% des cas) lors d’une première grossesse, mais il n’est pas exclu de présenter ce syndrome lors d’une grossesse ultérieure, notamment en cas de changement de partenaire.

Manon est décédée de la pré-éclampsie, une maladie de la grossesse caractérisée par “l’apparition ou l’aggravation de l’hypertension artérielle existante avec une protéinurie (excès de protéines dans l’urine) après vingt semaines de gestation”, décrite dans le Manuel MSD. Environ 3 à 7% des femmes enceintes sont touchées par la pré-éclampsie, mais 25% des cas se développent après l’accouchement.

Bien que la plupart des femmes mettront au monde un enfant en bonne santé, la pré-éclampsie, lorsqu’elle n’est pas traitée, provoque des complications “pouvant entraîner la mort de la mère et/ou de l’enfant”, précise l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). C’est donc une condition grave nécessitant une prise en charge médicale appropriée pour minimiser les risques pour la mère et le bébé.


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