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Morandi Chu Rennes

Morandi Chu Rennes: Au cœur du CHU de Rennes, le service de neurochirurgie est devenu un champ de bataille pour des soignants dévoués confrontés à un environnement de travail toxique. Leurs récits dressent un tableau effrayant d’intimidation, d’humiliation et d’une culture omniprésente de mauvais traitements. La triste réalité a contraint bon nombre de ces professionnels de la santé à abandonner leur poste, mettant ainsi en lumière un problème systémique profondément troublant.

Morandi Chu Rennes
Morandi Chu Rennes

Les soignants, qui autrefois se sont lancés dans leur noble métier pour sauver des vies, se retrouvent désormais victimes d’un système destructeur. Les allégations incluent le surmenage, la violence verbale, le harcèlement moral et sexuel et une atmosphère générale d’hostilité. Les conséquences sur la santé mentale des soignants sont évidentes, l’un d’entre eux exprimant la peur de rencontrer le corps sans vie d’un collègue en raison des conditions insupportables.

Au cœur de la crise se trouve ce que certains qualifient de « gestion féodale » de la part de deux professeurs, dont le comportement est resté longtemps secret de polichinelle au sein de la hiérarchie. Cette mauvaise gestion a fracturé toute l’équipe, entraînant une perte dévastatrice de talents et d’expertise. Ce qui était autrefois un service de neurochirurgie très réputé est aujourd’hui en ruine, avec le départ de 17 chirurgiens depuis 2013.

Le service, l’ombre de lui-même, se limite désormais à traiter uniquement les urgences et les cas pédiatriques. Les patients nécessitant un traitement pour des tumeurs cérébrales, des anévrismes ou des hernies discales sont désormais redirigés vers d’autres centres médicaux de Caen, Nantes, Angers, Brest ou Tours.

La gravité de la situation a poussé la direction départementale du CHU de Rennes à déposer un rapport auprès de la direction de l’hôpital en janvier 2023. Parallèlement, une enquête administrative interne est en cours depuis septembre 2022. Mais la roue de la justice a tourné lentement, et ce n’est pas le cas.

Ce n’est que le 30 mars que le procureur de la République a reçu un rapport de la direction de l’hôpital. Ce rapport impliquait un professeur dans des délits liés au harcèlement moral et sexuel de six internes du département de neurochirurgie. La direction a fourni des informations complémentaires le 27 octobre 2023, suite à une plainte déposée par le syndicat des stagiaires.

La crise actuelle dans le service de neurochirurgie révèle non seulement les problèmes profondément enracinés au sein de l’hôpital, mais soulève également des questions sur les défis plus larges auxquels sont confrontés les professionnels de la santé. L’impact sur les soins aux patients ne peut être surestimé, la détérioration d’un service autrefois fier affectant désormais ceux qui ont besoin d’interventions neurochirurgicales critiques.

Au fil de l’enquête, les témoignages courageux des soignants mettent en lumière le besoin urgent de changements systémiques au sein du secteur de la santé pour assurer le bien-être des patients et de ceux qui se consacrent à leurs soins.

Situation Critique – Département de Neurochirurgie CHU Rennes

ÉvénementInformations
Situation ActuelleSituation critique dans le département de neurochirurgie du CHU de Rennes.
Professeurs AccusésMorandi et Chu, les deux professeurs successifs à la tête du service, sont accusés de harcèlement sexuel et moral au travail.
Accusations SupplémentairesAbus d’autorité et insultes sexistes et sexuelles contre 14 internes et médecins du CHU de Rennes.
Enquête en CoursEnquête en cours menée par la police de Rennes pour faire la lumière sur ces allégations graves.
Origines des TensionsLes tensions existent depuis plusieurs mois, et une enquête administrative interne a été lancée en septembre 2022.
Rapport au ProcureurLe 30 mars 2023, le CHU de Rennes a transmis un rapport au procureur contre un des professeurs pour des faits de harcèlement moral et sexuel.
Morandi Chu Rennes

Une situation critique s’est déroulée au sein du service de neurochirurgie du CHU de Rennes, révélant d’inquiétantes allégations de harcèlement sexuel et moral à l’encontre de deux professeurs de médecine successifs qui ont dirigé le service. La gravité des accusations est confirmée par le parquet de Rennes, selon les informations du Télégramme.

Les accusations vont au-delà du harcèlement sexuel et moral, englobant l’abus d’autorité et la perpétration d’insultes sexistes et sexuelles contre 14 internes et médecins au sein de l’hôpital. La police de Rennes mène actuellement une enquête pour répondre à ces allégations alarmantes.

Les origines des tensions remontent à plusieurs mois, et l’ambiance au sein du service de neurochirurgie était lourde de tension. Le 30 mars 2023, le CHU de Rennes a formellement déposé un rapport au parquet faisant état des faits reprochés à l’un des professeurs. Le rapport détaille les infractions susceptibles de constituer du harcèlement moral au travail et du harcèlement sexuel à l’encontre de six stagiaires du département.

La réponse de l’hôpital fait suite à une enquête administrative interne ouverte en septembre 2022. L’enquête a été ouverte à la suite de plaintes d’un jeune médecin qui dénonçait des cas de harcèlement moral impliquant un deuxième professeur. Or, fin 2022, l’hôpital a fait savoir au parquet de Rennes que l’enquête administrative se concluait par un « défaut de qualification des faits ». Cette issue a conduit le professeur accusé à porter plainte pour dénonciation calomnieuse le 24 janvier 2023.

Les événements en cours mettent en lumière les défis auxquels sont confrontés les professionnels de la santé en milieu hospitalier et soulignent le besoin urgent de lutter contre le harcèlement au travail et de garantir un lieu de travail sûr et respectueux pour tous les travailleurs de la santé. L’enquête ouverte par la police de Rennes permettra de mieux comprendre l’ampleur des faits reprochés et l’impact sur les personnes concernées au sein du service de neurochirurgie.

À mesure que les procédures judiciaires progressent, les révélations soulignent l’importance de favoriser une culture de transparence, de responsabilité et de soutien au sein des institutions médicales pour empêchernt et traiter les cas de harcèlement. La situation au CHU de Rennes rappelle brutalement la nécessité de donner la priorité au bien-être des professionnels de santé, qui jouent un rôle crucial dans la fourniture de soins de qualité aux patients qui en ont besoin.


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