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Pierre Chanal Mort

Pierre Chanal Mort; Pierre Chanal était un soldat français soupçonné d’être un tueur en série. Il est né à Saint-Étienne, Loire, le 18 novembre 1946, et mort à Reims le 15 octobre 2003. En 1988, il est reconnu coupable du viol et de l’enlèvement d’un jeune Hongrois nommé Balázs Falvay, qu’il avait ramassé auto-stop. Le crime a eu lieu en Hongrie. Pour l’attaque, il a été condamné à dix ans de prison, mais il a finalement été libéré en 1995 avec sursis.

Pierre Chanal Mort
Pierre Chanal Mort

Trois des huit jeunes hommes portés disparus dans le nord-est de la France entre 1980 et 1987 auraient été assassinés par cet homme. Trevor O’Keeffe, un Irlandais, aurait été l’une de ses victimes présumées. En 2003, alors que Chanal attendait son procès, elle s’est suicidée à l’intérieur de la prison.

L’enquête sur la disparition du Mourmelon

A été largement couverte par les médias. Dans la région de Mourmelon, en Champagne, douze personnes, dont six militaires, sont portées disparues entre les années 1980 et 1987. 1982 marque le début de l’enquête tant attendue. Lorsque Pierre Chanal est arrêté en août 1988 pour avoir kidnappé et agressé sexuellement un auto-stoppeur hongrois dans son camping-car, la police et les enquêteurs sont tenus en haleine jusque-là.

Au moment où l’incident de la disparition de Mourmelon s’est produit, Pierre Chanal était adjudant-chef et instructeur au Camp Mourmelon du 4e régiment de dragons dans la région française de la Marne. Homme de discrétion, il respectait parfaitement les règles, travaillait très dur au service comme à l’effort, et avait un bilan de service sans tache. Il courait 15 kilomètres tous les matins, s’entraînait au combat au corps à corps et se passionnait pour le parachutisme.

De plus, il avait reçu une médaille de la vaillance militaire avec une étoile d’argent pour ses actions au Liban (à l’époque où le Liban était sous l’administration du mandat français des Casques blancs). L’opération de mise en action a été menée entre le 18 janvier et le 15 mai 1985. Ses supérieurs ont salué son comportement comme étant tout simplement exemplaire à plusieurs reprises.

Un camping-car Volkswagen Combi II en très mauvais état stationné au milieu des vignes en Saône-et-Loire le 9 août 1988 pique l’intérêt des gendarmes locaux. Alors qu’un des gendarmes s’approchait du véhicule, il tomba nez à nez avec le propriétaire du véhicule, Pierre Chanal. M. Chanal a expliqué “qu’il s’agit d’un sous-officier profitant de son congé pour faire un peu de tourisme”.

. Cependant, l’autre agent qui est resté à l’arrière-plan a fait le tour du véhicule et a regardé par la vitre du hayon, où il a vu la tête d’un homme qui était enchaîné et recouvert d’une couverture. La victime de Pierre Chanal est un jeune Hongrois du nom de Palázs Falvay. Après avoir été libéré de ses liens par les gendarmes, Palázs Falvay raconte aux gendarmes que Pierre Chanal l’avait emmené en stop la veille au soir.

Il affirme que l’adjudant-chef l’a enlevé, violé et torturé alors qu’il était sous sa garde. Lors de la perquisition du Combi, les gendarmes découvrent des preuves pouvant servir à compromettre Pierre Chanal, ainsi que des objets sexuels et une caméra qui contient des scènes similaires à celles décrites par l’auto-stoppeur.

Pierre Chanal Mort
Pierre Chanal Mort

Pierre Chanal est condamné à dix ans de prison par la cour d’assises de Saône-et-Loire le 23 octobre 1990. La peine est prononcée. Lorsqu’il est amené à la maison d’arrêt de Dijon, il demande à être placé à l’isolement dès son arrivée. Pendant tout le long du procès et de tout ce qui va suivre Pierre Chanal s’enferme dans un mutisme total. Il est libéré le 16 juin 1995.

Pourtant, depuis son incarcération initiale

Les gendarmes sont fascinés par ce militaire et en concluent que Pierre Chanal est impliqué dans le mystère de la disparition de Mourmelon. Selon eux, tout semble le désigner, y compris son profil psychologique d’impuissance homosexuelle, sa présence physique violente et puissante, son camping-car, et surtout, ses années d’attachement au 4e Dragon au camp de Mourmelon.

En effet, à l’intérieur d’une zone triangulaire de la région de Mourmelon, pas moins de huit personnes ont disparu depuis l’année 1980. Depuis 1980, ce scandale, qui a fait la une des journaux pendant un temps non négligeable, a fait honte aux magistrats, aux soldats et aux enquêteurs. Pendant très longtemps, les autorités militaires l’ont nié et ont dit qu’il s’agissait plutôt de désertions.

Un certain nombre de soldats, conscrits, ont mystérieusement disparu alors qu’ils étaient en congé et en auto-stop dans la zone non loin du 4ème Dragon. Ce ne sont pas moins de sept personnes qui ont disparu dans l’année 1990, dont cinq personnes qui ont été mobilisées entre les années 1980 et 1982, un civil qui s’est rendu au camp de Mourmelon in l’année 1985, et un soldat qui a été appelé et affecté au 4e Dragon et a également disparu en 1987.

En plus de ces sept personnes disparues, deux corps ont été découverts dans les environs du camp. L’un des corps était celui d’un conscrit qui a disparu en 1982, et l’autre était celui d’un touriste irlandais qui a été découvert enterré dans les broussailles.

Cet adjudant-chef, dont on dit qu’il est homosexuel et pervers, était membre de Mourmelon au moment où les événements se sont produits, et il sert de remplaçant à l’agresseur idéal.

Au début, il écope d’une peine de dix ans de prison pour l’affaire de l’auto-stoppeur, mais peu de temps après, il est mis en examen pour le meurtre de huit des jeunes disparus. De ce fait naît “l’affaire Chanal” et Maître Buffard devient l’avocat de l’affaire.

De la disparition initiale à la mort par suicide de Pierre Chanal, il retrace minutieusement chaque étape de ce qui allait devenir l’une des consignes les plus extrêmes de l’histoire de la justice française. Des échecs qui surprennent sont peu à peu mis au jour : tentatives des gendarmes pour extorquer des aveux ; auditions de témoins peu crédibles ; exploitation partielle de preuves matérielles…

Dès lors, nous nous demandons s’il nous était possible ou non d’accuser hâtivement Chanal de meurtres qu’il n’avait pas commis. Et, pour la toute première fois, Maître André Buffard met en doute la prétendue infaillibilité de l’expertise scientifique, se demandant si oui ou non les tests ADN sont la réponse à tous les mystères.

Pierre Chanal Mort
Pierre Chanal Mort

A propos d’un certain nombre d’autres affaires très médiatisées, telles que Omar Raddad, Patrick Dils, Caroline Dickinson et Outreau, l’auteur critique les failles d’un système judiciaire qui se traduisent invariablement par des jugements injustes. Il montre comment les procès sont devenus des machines à spectacle, où les victimes et leurs souffrances sont utilisées pour mobiliser l’attention, ce qui empêche toute forme de justice sereine et, par conséquent, impartiale.